Fortaleza – Ceará

Une nuit dans le bus et nous voilà arrivées à Fortaleza. On arrive même avec une heure d’avance, vers 6h. La première matinée cearense se fera au commisariat ou plutôt aux commisariats! Rassurez-vous aucun vol ou agression, mais Julie ne voyageait qu’avec la copie de son passeport (copie qui n’a aucune valeur ici) donc la compagnie de bus refusait de nous vendre les billets de bus retour pour Recife lundi soir sans son document original. Il fallait donc aller faire un B.O. (déclaration) au commissariat… sauf qu’un samedi matin, c’était blindé avec peu de personnel! On a attendu 2 heures avec encore une dizaine de personnes devant nous quand un des policiers m’a proposé d’aller dans un autre commisariat un peu plus loin où il y avait moins de monde!

On tente le coup et en 15 mins l’affaire est réglée! Julie va pouvoir prendre le bus tranquillement. Au moins maintenant je sais faire un B.O. même si j’espère ne jamais en avoir besoin!

Vers 13h on arrive donc chez Paulo qui habite au 22ème étage d’un immeuble depuis lequel on aperçoit l’océan au loin…et sur la communauté (doux euphémisme que les brésiliens utilisent pour favela) juste en dessous.

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Samedi ici c’est le jour de la feijoada (je trouve que c’est un peu le même principe que notre cassoulet avec des haricots noirs au lieu de nos haricots blancs) mais c’est un plat tout aussi lourd et tout aussi populaire! On sort donc déguster une bonne feijoada, avant d’aller sur le front de mer de la ville où pour la première fois ici je vois des éoliennes dans le fond. D’ailleurs l’énergie éolienne est très critiquée ici!

On est arrivées pile le jour de l’anniversaire de la ville, Fortaleza souffle ses 287 bougies ce jour-même, il y aura donc des concerts gratuits sur la plage dont celui de Milton Nascimento! :) Gratuit et les pieds dans le sable, elle est pas belle la vie!

Avant on mange un bout pour tenir le coup pendant le concert, ce sera une vatapá crème de poulet et épices, lait, oeufs, farine… super lourde, typique de la cuisine d’origine africaine de l’Etat de la Bahia. Après le concert, on va à un Tambour de Crioula (cérémonie danse/musique de l’Etat du Maranhao), sur une plage déserte où Fabrizio joue du tambour, là on est vraiment en immersion. Ils nous prêtent des jupes colorées, fleuries et on se prête au jeu en tentant d’imiter leur danse (avec plus ou moins de succès!^^) c’est pour le moins sportif! Et ça durera toute la nuit! Vers 6h on part (enfin! je vous l’avoue! je commençais à fatiguer et les moustiques se sont fait un festin de mon sang de branquinha!), petit dej’ café (ce n’était même pas du café sucré mais du sucre caféiné!^^) avec une petite tapioca coco râpé / fromage le tout trempé dans du lait de coco! :)

Après une nuit sur la plage une bonne douche s’impose! On part un peu plus tard sur la praia do Futuro une plage à une dizaine de kilomètres de Fortaleza. L’eau y est rouge à cause de la forte teneur en sel qui rend la vie des plagistes difficile, la rouille s’installant de partout!

On apprend à casser et à manger du crabe qui arrive entier sous nos yeux… beaucoup de travail pour pas grand chose dans l’estomac au final!

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Dimanche soir, c’est de coutume d’aller à une roda de samba, les musiciens se mettent en rond et chacun peut participer, chanter, danser près de la « ronde de samba »… tout ça dans des bars bien populaires

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Notre dernier jour de périple, on part pour Aquiraz sur le littoral Nord. Felipe le frère de Fabrizio nous rejoint et on va dans un ranch qu’il connaît où il demande qu’on nous prête des juments pour aller faire une ballade entre le Matô (fôret), les dunes et arriver sur la plage de Prainha

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Personne sur la plage vu qu’on est lundi! Elle est pas belle la vie? :) Enfin bon pour profiter de ces vacances j’ai bossé les week ends d’avant aussi! Comme me l’ont précisé mes directeurs de recherche : des vacances méritées!

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Pauvres noix de coco! Bien bonnes en tout cas!

C’est déjà le moment de rentrer, les chevaux nous attendent à l’ombre des cocotiers mais on a encore du chemin à faire avant d’arriver au ranch et il faut encore rentrer sur Fortaleza avant de prendre le bus de nuit pour Recife! La journée est loin d’être finie!

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En passant dans le Matô des petits singes se balancent de branches en branches pour suivre notre galop…

Cette journée a vraiment été magique pour nous et clôt en beauté notre périple dans le Nordeste, maintenant retour à la réalité et au travail parce que le temps passe si vite!

Natal – Rio Grande do Norte

Sac à dos sur les épaules, le périple continue pour le prochain Etat au Nord de la Paraíba : Rio Grande do Norte dont la capitale est Natal (Noël). La ville a été fondée le jour de Noël d’où son nom et les trois rois mages sur leurs dromadaires qui sont le symbole de la ville. L’arrivée a été assez folklorique! Le jour de mon anniversaire, nous pensions fêter ça tranquillement sur la plage… nous n’etions pas au bout de nos surprises.

Le bus arrive en retard à la rodoviaria, une chaleur des plus étouffantes et un systeme de transport en commun encore plus désorganisé qu’à l’accoutumée… Les sacs à dos nous pèsent de plus en plus alors que nous enchaînons les rues autour de la rodoviaria pour trouver le bon bus jusque chez nos Couchsurfeurs (communauté qui permet de dormir sur le canap ou sur un lit d’appoint direct chez l’habitant).

Une fois les sacs à dos posés on se met en route pour le quartier de Ponta Negra, où se trouve la plage urbaine de Natal. On longe le Parque das Dunas, immense reserve militaire de Mata Atlantica ou se trouve une dune de sable se jettant directement sur la plage de Ponta Negra. Le paysage est totalement different de la Paraiba.

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Vue du Morro da Careca depuis la plage de Ponta Negra
Le retour a la maison a été plus que laborieux, le bus avec lequel nous étions arrivées à Ponta Negra ne fonctionne plus après 20h…! On pouvait attendre longtemps! Par chance, un des chauffeurs de bus auprès de qui on se renseigne habite près de là où on est hébergées! Si c est pas beau ça! En plus de nous renseigner il nous propose de faire une exception et meme s’il n’est plus en service il nous propose de nous ramener. Il bosse depuis 5h du mat non stop et son fils a passé la journée entière avec lui couché sur le protege boîte à vitesse! On papote simplement et chaleureusement. Il nous laisse à deux pas avant de garer son bus devant chez lui. (l’anecdote dans tout cela c’est qu’on le recroisera par hasard dans une autre partie de la ville deux jours plus tard! on en revenait pas!)
Après un gâteau d’anniversaire et un bouteille de vin offerte par Julinha (c’est tellement rare ici! les bresiliens ne jurent que par la bière), je peux dire que j ai vraiment passe un anniversaire atypique!
Demain matin, on part pour le littoral Sud de Natal, jusqu’à Pipa, dont les plages sont particulièrement reputées. On nous conseille même de prévoir quelques affaires au cas où on veuille rester dormir sur place! C’est ce qu’on fait au cas où!

Sur le chemin on apprend quelques petites histoires sur la ville de Natal avec le chauffeur de bus, c’est en périphérie de Natal qu’a été installée une des seules bases aériennes étasuniennes au Brésil durant la Seconde Guerre Mondiale, avec notamment l’opération Tocha, on visite du coup un petit musée d’aviation sur la route vers le sud sur la commune de Parnamirim.

La prochaine étape sera celle du plus grand cajueiro du monde (arbre de fruit de caju dont seule la noix arrive chez nous! mais ici on fait des glaces et des jus de ce fruit orange). Situé sur le municipio de Pirangi cet arbre vieux d’une centaine d’années s’étend sur une surface assez impressionante

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Cette photo n’est pas de moi mais pour que vous ayez une idée de l’étendue d’un seul arbre!

Arrêt sur une première plage, où on restera un peu plus de deux heures à siroter une agua de coco gelada, et au moment où on entre faire un petit plongeon : deux dauphins nous font le plaisir de passer juste sous nos yeux! Moments magiques!

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On continue notre route vers les plages du Sud, sur le chemin on passe devant un lavoir public

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En rentrant un peu plus dans les terres on longe les bassins d’élevages de crevettes abandonnés, l’Etat de Rio Grande do Norte était l’un des premiers producteurs de crevettes d’élevage.

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On passe dans la petite ville de Papari actuelle Nisia Floresta qui a pris ce nom en l’honneur de la poétesse Nisia Floresta considérée comme la première féministe brésilienne qui a longtemps vécu entre la France et le Brésil.

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En arrivant à proximité de Pipa, ons’arrête le haut d’une falaise au bord de la route avec une vue imprenable sur la baie.

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Vue sur praia do amor e praia da pipa depuis les hauteurs des falaises…amenées par un petit train « pseudo-touristique » tracté par un tracteur (ça fait beaucoup de « tract » tout ça!)

On est donc tombées sous le charme de Pipa et on a décidé de ne pas rentrer sur Natal le soir même mais de passer une nuit à Pipa. Pour 25 Reais seulement on dors dans une pousada tenue par des argentins avec des hamacs colorés de partout dans le jardin, et des bébés singes qui jouent de branches en branches… il ne nous reste plus qu’à aller apprécier le coucher de soleil sur la praia dos golfinhos [la plage des dauphins].

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Pour être sur le littoral Est, difficile d’avoir un super coucher de soleil, on mise tout sur le lever de soleil du coup (il faudra se lever tôt le lendemain!), en attendant voilà le coucher de soleil avec les gamins jouant sur la plage…

5h du matin on est au rendez-vous pour curtir o nascer do sol sur la même plage que la veille :

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Pour notre dernière journée dans l’Etat du Rio Grande do Norte, on décide d’aller sur le littoral Nord à Genipabu avec ses dunes de sable qui se jettent directement dans l’eau. On apprend que les dromadaires que l’on voit se promener sur les dunes ont été importés par un Suisse (quelle idée!). Bon il y avait aussi des ânes et des chevaux… un vrai arche de Noé!

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Après avoir barboté dans l’eau et cramé comme des écrevisses (merci Mamie pour la Biafine! on te doit une fière chandelle!) on rentre sur Natal pour récupérer nos sacs à dos et partir pour le troisième Etat de notre périple : le Ceará et sa capitale Fortaleza.

 

 

 

 

João Pessoa – Paraíba

Vendredi soir, direction la rodoviaria pour aller prendre un bus direction João Pessoa, capitale de l’Etat de la Paraíba, au nord du Pernambouc. Deux heures de bus de nuit, qui ne permettent pas d’apprécier les paysages mais qui présentent l’avantage de ne pas trop souffrir de la chaleur! Un comble, il fait même froid avec la clim!

On va manger des empadas (sorte de petite tourte salée garnie soit de crevettes, poulet, morue, coeurs de palmiers…il y en a pour tous les goûts et même des sucrées au chocolat!) sur le bord de mer en arrivant vers 22h. La ville est bien plus petite que Recife et donc beaucoup plus tranquille… beaucoup de volley sur la plage, de foot de plage nocturne entre copains, j’aurai même pu amener mes rollers dans les valises! Je suis vraiment conquise par cette ambiance de bord de mer!

Demain matin, c’est découverte des environs de Jampa (surnom de João Pessoa) avec un tour en buggy avec Patricia, Gut et Julie! Sensations garanties. On obtient un bon prix entre nous quatre, et c’est parti pour toute la journée!

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Avec un bout du buggy… vue imprenable. Le « pilote » nous a fait fermer les yeux jusqu’à arriver en haut de cette falaise! Sensation extraordinaire en ouvrant les yeux!

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On prend de la hauteur (ça change parce que la côte à Recife et au niveau de la mer) et là c’est le grand show! On en prend plein les yeux! Vue depuis les hauteurs d’une immense falaise d’argiles multicolores. En contrebas un énome tortue marine échouée est la proie des charogniers qui planent sur la plage et vient gâcher un peu le spectacle paradisiaque! Les tortues souffrent de deux plaies principales à João Pessoa, la pollution mais aussi les illuminations publiques des rues du bord de plage qui les dévient de leur route pour la pondaison, elles pensent suivre la lumière de la lune et finissent sur la chaussée… Il existe actuellement un projet de conservation des tortues marines sur le littoral paraíbano.

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Praia do Coqueiro sozinho, on s’arrête pile à la porte de l’une des deux seules plages naturistes du Brésil! On serait bien rentrées juste pour l’expérience mais les deux brésiliens eux n’étaient pas très motivés! On se prend donc une agua de coco sur la petite plage du cocotier solitaire.

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On ne fait pas que des plages et heureusement, le buggy permet de rentrer à l’intérieur des terres, de dépasser les dunes de sable, on voit donc les maisons typiques en torchis de terre rouge, les plantations de manioc (des deux sortes macaxeira et mandioca) des plantations de manguiers, d’arbre de cajus… mais aussi les déserts de roches rouges ponctuées de multitudes de petits pics.

On prends de la hauteur (ça change parce que la côte à Recife et au niveau de la mer) et là c’est le grand show! On en prend plein les yeux! Vue depuis les hauteurs d’une immense falaise d’argiles multicolores. En contrebas un énome tortue marine échouée est la proie des charogniers qui planent sur la plage et vient gâcher un peu le spectacle paradisiaque! Les tortues souffrent de deux plaies principales à João Pessoa, la pollution mais aussi les illuminations publiques des rues du bord de plage qui les dévient de leur route pour la pondaison, elles pensent suivre la lumière de la lune et finissent sur la chaussée… Il existe actuellement un projet de conservation des tortues marines sur le littoral paraíbano.

La journée se fini avec un bon jogging de folie sur la plage et c’est l’heure du retour sur João Pessoa.

Le dimanche c’est jour de plongée! Amen! Picãozinho est un ensemble de coraux à 700 mètres de la côte au large de la ville qui permet de plonger avec seulement masque et tuba en appréciant une variété impressionante de faune aquatique! On reste plus d’une heure à s’émerveiller devant les différentes couleurs des poissons et à les suivre dans les chemins entre les coraux qui mènent aux différentes piscines naturelles qui se révèlent à marée basse. Le repas de midi sera bien traditionnel avec beaucoup de fruit de mer et de la langouste (bien sûr accompagnée du classique riz/feijao) mais aussi du pirão  (crème à base d’oignon, de farine de manioc et de fayots)… on fini sur une glace pour aider à digérer le tout!

En fin d’après-midi on se rend sur la plage fluvial de Jacaré, où depuis plus de 20 ans à 17h pétantes, un homme accompagne le coucher de soleil en jouant le Boléro de Ravel au saxophone, les bars installés le long du fleuve se prêtent au jeu et retransmettent avec des baffles les notes du saxophoniste.

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On fini dans un petit resto qui propose des barbecues de poisson… un délice!

Lundi matin, départ pour l’îlot d’Areia Vermelha (sable rouge) qui ne se dévoile qu’à marée basse, on ne peut donc y rester que jusqu’à 11h mais on en aura bien profité! Même pas peur de l’overdose d’agua de coco! héhé! Brochette de crevettes avec les pieds dans l’eau, les tables en plastiques sont installées directement dans l’eau!

Au moment de partir, branle-bas-de-combat, certains « plagistes » ont voulu déborder sur l’heure mais la nature ne pardonne pas! Les tables échouées, le double de travail pour ramasser tous les déchets! Comme un air de Titanic en moins classe là dedans!

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L’après-midi on découvre le centre historique de João Pessoa dont m’avait tant parlé Rita! Les vieilles demeures ont été restaurées (du moins les façades) et sont très colorées donnant un certain cachet à cette partie de la ville!

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dscn7899-300x225 L’ancien nom de la ville : Phelipea

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Un peu de poésie française au milieu de tout cela…

Le centre historique étant assez petit on en a vite fait le tour! Gut nous amène alors au point le plus à l’Est des Amériques…

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Et donc bien sûr la noix de coco la plus à l’est des Amériques! :p

Une dernière promenade sur le bord de mer pour notre dernière soirée à João Pessoa ponctuée par un énorme açaí na tigela (fruit violet d’amazonie, super énergétique servi avec banane et granola) et des tapiocas (crêpes de farine de manioc).

Demain c’est le départ pour Natal, capitale de l’Etat de Rio Grande do Norte.

 

 

 

Douceurs de Pâques…

Un peu de chocolat pour adoucir les moeurs.. :) Aujourd’hui je me suis laissée tenter par un chocolat du nom de « Serenata de Amor » (sérénade de l’amour) hum hum, il y en a à toutes les caisses, que ce soit à la boulangerie, pharmacie, supermarché… il me fallait donc tester!

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Bon le chocolat blanc était pas mal, mais le nec plus ultra ce sont les petits messages « cucu » à l’eau de rose dedans, en mode carambar mais là ce n’était pas des blagues douteuses mais des déclarations « romantiques »…. toutes aussi douteuses, dans le mien c’était :

« Torticoli : douleur dans le coup provoquée par le fait que tu passes souvent à côté de moi »

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Pour le coup c’est vraiment un article du quotidien, qui change des articles colorés et des différentes plages du Nordeste mais je tenais à partager ça avec vous! Ce blog sert à ça après tout!

 

Frevo

Une musique entraînante - en mode vieille fanfare quand même! -, des costumes plein de couleurs, des chorégraphies musclées et aériennes, tout ça dans une joie communicative, le « Frevo » danse traditionnelle du Pernambouc est Patrimoine Mondial Immatériel de l’UNESCO depuis l’année dernière.

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Cette danse acrobatique est une sorte de défi entre les différents participants, s’ils défilent en tant que groupe uni dans les rues, il y a toujours un moment où ils font une ronde, où chacun fait une démonstration à son tour en défiant les autres de faire encore mieux [vous voyez Agathe et Léonie, les battles à la mode US n'ont rien inventé!].

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Tout est basé sur la souplesse et la contorsion… le parapluie coloré sert à garder un certain équilibre entre toutes les acrobaties. Ils sont souvent aux couleurs traditionnelles du Carnaval de Recife, rouge, jaune, vert et bleu.

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Je n’avais pas pu filmer le frevo lors du Carnaval, j’évitais de sortir avec l’appareil photo vu la foule en délire qu’il y avait, mais ce dimanche la municipalité organisait un dimanche culturel, en rendant le Centre totalement piéton avec pas mal d’animations de rue, de spectacles pour les enfants… assez agréable pour déambuler, ça change du trafic et des embouteillages durant la semaine!

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PS : liens de mes vidéos avec Dailymotion [3 heures pour le chargement mais j'y suis arrivé!]

http://www.dailymotion.com/video/xyg8yl_frevo-no-centro-historico_travel#.UU_BNhxFV3E 

Oui, je sais Carrefour est de partout!

 http://www.dailymotion.com/video/xygbg5_frevo_travel#.UU_F3xxFV3E

Des airs de french-cancan? Un peu des fois quand même!

http://www.dailymotion.com/video/xygbpr_frevo-recife_travel#.UU_HlhxFV3E 

http://www.dailymotion.com/video/xygbr6_recife-frevo_travel#.UU_ILhxFV3E

Et quand un mail plutôt doué se tape l’incruste…

http://www.dailymotion.com/video/xygbvq_recife-marco-2013-frevo_travel#.UU_KRBxFV3E 

http://www.dailymotion.com/video/xygbzy_frevo-rua-da-moeda-recife-2013_travel#.UU_LWRxFV3E 

 http://www.dailymotion.com/video/xygc32_recife-antigo-frevo_travel#.UU_M0hxFV3E 

Ilha de Itamaracá

Dimanche = plage! ça va devenir un vrai rituel! Je l’ai bien mérité, j’ai envoyé un dossier final pour un de mes modules à valider en France samedi soir pour pouvoir profiter du dimanche. Rendez-vous matinal donc au Terminal de bus Macaxeira (= manioc) au Nord de la ville. Il nous faudra prendre trois bus différents (en ne payant qu’une fois grâce au système des intégrations) pour arriver jusqu’à l’île d’Itamaraca à une soixantaine de kilomètres au Nord de Recife. On passe les villes d’Olinda et d’Abreu e Lima avant d’arriver à Igarassu par la BR-101 (autouroute locale). On ne sort même pas du terminal de bus d’Igarassu (on reviendra pour visiter une autre fois, il y a la plus ancienne église de tout le Brésil) et on prend direct notre dernier bus pour traverser jusqu’à l’île.

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Des palmiers et des palmiers à perte de vue…

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J’améliore aussi mon vocabulaire portugais, les cactus appelés « nopal » au Mexique s’appellent ici « palmas« , il y en a tout le long de la route.

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Si vous tapez « île d’Itamaraca » sur Google Maps vous verrez qu’à part la route par laquelle on est passée et la partie est de l’île qui est urbanisée, la majorité de l’île est sauvage! C’est d’ailleurs pour ça que s’y trouvent deux prisons et un asile psychiatrique!

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Oui je sais il y a un poteau électrique en plein milieu mais je voulais prendre les chevaux en photo et le bus avançait à toute vitesse!

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On traverse le Canal de Santa Cruz qui sépare l’île du continent [j'ai donc "quitté" le Brésil le temps d'une journée!^^ du moins le territoire métropolitain brésilien], le pont n’est pas très long, un kilomètre à tout casser.

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Itamaracá, est un nom d’origine des indiens tupi qui signifie « pierre qui chante »… Perso je ne sais pas si la pierre chante mais le sable et la couleur de l’eau en jettent pas mal! Rien à voir avec les plages du littoral sud. C’est d’ailleurs nettement moins touristique donc beaucoup plus tranquille.

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Il ne manquait plus que le cheval pour compléter le tableau idyllique!

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16 kms de plage de sable blanc, on en profite pour marcher un peu les pieds dans l’eau…

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Sur la plage abandonnée… coquillages et crustacés… : coquillages ramassés et crustacés bientôt dégustés! :)

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Installation sous les cocotiers parce que Marcel commence à taper fort!

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Typiquement brésilien, un petit caldinho de camarao  [soupe de crevettes] pour ouvrir l’appétit avant le déjeuner de midi et une bière ‘pipi de chat’, pas sûre qu’on puisse appeler ça de la bière, en même temps avec la chaleur il ne faut pas qu’elle soit trop forte!

En papotant avec le proprio de la paillote, il nous explique qu’il y a un petit train qui va jusqu’à la pointe sud de l’île, où on avait prévu d’aller pour aller visiter une forteresse datant de la colonisation holandaise et une petite île juste en face appelée « Coroa do Aviao » [couronne de l'avion]. On va donc attendre le train au bord de la piste, « ouais ouais il passe toutes les 10 mins »… 45 mins plus tard… on décide de déjeuner dans une petite baraque juste en face de l’arrêt de bus, ça sera moins cher que sur la plage! Poisson sauce noix de coco, et jus d’ananas frais, un délice!

On laisse tomber le train et on part en combi toute pourrie avec un cobrador qui nous raconte sa vie et quel type de chaussures il aime mettre les différents jours de la semaine et un chauffeur qui a eu son permis dans une pochette surprise certainement…! Moment folklo du jour! Pas de fenêtre dans la combi on a donc les cheveux au vent héhé Les paysages ressemblent aux « Vacances de l’Amour »!! Il y a même deux ou trois José avec les cheveux longs par ci par là!^^

On arrive sur la pointe sud de l’île, où se trouve le Forte Orange, fort édifié en 1777 par les Hollandais et aujourd’hui classé Patrimoine Historique National. Bonne surprise l’entrée est libre! Depuis les hauteurs du Fort on a vue sur l’îlot Coroa do Aviao et son banc de sable blanc.

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On pensait aller visiter un projet pour la sauvegarde des Peixe-Boi, [lamantin pour nous mais "poisson-boeuf" si je traduis mot pour mot du portugais] mais l’entrée est un peu chère, on reviendra avec nos cartes d’étudiants [je devrais la récupérer demain enfin!] qui donne droit à -50%. Le centre de sauvegarde est entouré par la mangrove, on reste un bon moment à observer les petits crabes qui s’enfoncent dans la mangrove!

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Du coup, à défaut, on a traversé le bras de mer qui nous sépare de l’îlot Coroa do Aviao en bateau, et on profite enfin de la plage pour de bon en savourant une agua de coco! Hummm! La marée est basse et l’autre versant de l’île est donc totalement à sec on peut donc marcher jusqu’à la plage de Mangue Seco.

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Le retour sur Recife sera beaucoup plus long et inconfortable que l’aller, bus plein à craquer et presque 2 heures de voyages debout à se faire marcher sur les pieds, bousculer… ça vaut bien quelques derniers palmiers pour la peine!

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Chevrolet Hall

A chaque fois que je vois une annonce pour un concert ou un spectacle en ville, cela se passe au Chevrolet Hall. Je suis donc allée tuer ma curiosité en allant voir sur le site de la salle de spectacle. Je découvre donc que c’est une des plus grandes salles de concert de toute l’Amérique Latine et que les plus grands artistes y sont passés [dixit la présentation ci-dessous en portugais] parmi lesquels… Charles Aznavour!!! Si si je vous jure! Cocorico alors! Je ne m’y attendais pas à celle là!

« PROJETADO PARA SER A MAIOR E MAIS MODERNA CASA DE SHOWS DA AMÉRICA LATINA, O CHEVROLET HALL É PALCO DOS PRINCIPAIS ESPETÁCULOS ARTÍSTICOS NACIONAIS E INTERNACIONAIS REALIZADOS NO BRASIL DESDE 2001, ANO DE SUA INAUGURAÇÃO.

Uma de suas marcas é a localização privilegiada, na divisa entre os dois principais municípios pernambucanos, Recife, capital do Estado, e Olinda, cidade patrimônio histórico da humanidade. A poucos quilômetros estão alguns pontos estratégicos como o Aeroporto Internacional dos Guararapes Gilberto Freire, hotéis, praias, shoppings, hospitais e o centro comercial e histórico das duas cidades.

O Chevrolet Hall está localizado em uma posição medial do litoral nordestino, região do Brasil conhecida pela beleza natural exuberante e por contar com sol e clima quente durante a maior parte do ano. Do Recife, chega-se em poucas horas a outras capitais nordestinas, como João Pessoa, Maceió e Natal. Outras duas metrópoles, Fortaleza, ao Norte, e Salvador, ao Sul, estão distantes cerca de 800 km da capital pernambucana.

A casa completou 10 anos de sucesso absoluto em 2011, sempre com profissionalismo e competência, já tendo recebido os maiores nomes da música brasileira, nos mais diversos estilos, como Roberto Carlos, Caetano Veloso, Ivete Sangalo, Djavan, Chiclete Com Banana, Ana Carolina, Cássia Eller, Paralamas do Sucesso, Maria Betânia, Milton Nascimento, Zezé di Camargo & Luciano, Jota Quest, Fábio Jr, O Rappa, Seu Jorge, Alcione, Belo, Ivan Lins, Garota Safada, Roupa Nova, Lulu Santos, Capital Inicial, Maria Rita, entre outros. Entre as atrações internacionais já passaram pelo seu palco artistas como José Carreras, Scorpions, Billy Paul, Glória Gaynor, Cyndi Lauper, The Cranberries, Evanescence, Air Supply, Deep Purple, RBD, Julio Iglesias, Charles Aznavour, Alanis Morissette, Backstreet Boys, The Calling, SOJA e Silverchair. »

Quand je vous dis que mon appart est super bien placé, cette salle de concert est au bout de l’avenue où j’habite! Qui sais j’irai peut-être bientôt y faire un tour! Des fois que Charles revienne faire un concert!^^

Camaragibe

Samedi studieux pour récupérer le retard que j’ai pris dans mes rendus pour mes cours à distance et les cours qu’il reste à valider pour le Master en France… Petite pause exploration de la ville dans la journée, je teste un deuxième terminal de métro [après celui de Jaboatao l'autre jour il ne me restera plus que celui de Cajueiro Seco] puisqu’il n’y a que 3 lignes de métro à Recife.

Camaragibe est une ville de l’agglomération de la Grande Recife, située au Nord Ouest. L’avantage du métro c’est qu’il est climatisé! :p

La région était peuplée par des indiens avant que n’arrivent les portugais au XVIème siècle, « Camaragibe » signifie « la rivière des camaras » [arbuste local]

Camaragibe est encore plus désert que Jaboatao, c’est impressionant! Je me demande où je suis tombée, à part l’avenue principale où passent les voitures et les bus, il n’y a pas un chat! Tout est vraiment concentré à Recife.

Au long de cette « avenue » ce ne sont que des chemins de terre rouge qui mènent à des groupements de maisons… je finis par passer devant des bâtiments officiels, la Mairie, la Gendarmerie, l’Hôpital… puis d’un coup beaucoup d’agitation, une rue commerçante… et je finis par le Mercado Municipal. La visite sera rapide mais au moins je connais de mes propres yeux.

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Le marché est très organisé par sections, voici la section fruits prise en photo à la sauvette.

Devant le marché des trépieds avec des crabes suspendus, vivants…

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Je change d’itinéraire pour rentrer adieu la clim du métro, bonjour chaleur étouffante du bus! Sur la route du retour, une photo d’une baraque de boissons et nourriture rapide qui porte le nom de « Maman tu me trouvera ici »! Toujours aussi inventifs ces brésiliens! Moi ça me donne le sourire à chaque fois que je vois ce genre de choses, j’aime cet humour.

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Porto de Galinhas

« Port des Poules » ça fait tout de suite moins rêver en français mais c’est bien la traduction du nom de cette ville du littoral sud de Recife. Le nom fait référence à un nom de code donné suite à l’abolition de l’esclavage, lorsque arrivaient pourtant encore des esclaves en provenance d’Afrique et notamment d’Angola. « Les galinhas [poulets] d’Angola sont arrivés » code qui permettait aux potentiels acheteurs d’esclaves d’être prévenus malgré l’interdiction de la traite en 1888!

Levée aux aurores pour prendre un van qui nous amène directement à Porto de Galinhas sans avoir à changer de bus. On arrive tranquillement vers 9h, c’est parfait la marée est basse. 14 kms de sable blanc, une belle anse bordée de cocotiers et d’anarcadiers…

Après avoir évité tous les attrapes-touristes [l'avantage de ne rester qu'avec des brésiliens!] on embarque dans une jangada , sorte de catamaran de fortune. Tous se dirigent vers les piscines naturelles à découvert puisque la marée est basse à quelques centaines de mètres de la plage. L’eau est transparente et les poissons tous plus beaux les uns que les autres, on leur donne à manger et on ne peut pas dire qu’ils soient associables!

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Vue de la plage depuis les piscines…

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Cette piscine est la plus célèbre de toutes, elle a la même forme que le Brésil!

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Vue depuis notre jangada sur la jangada voisine…

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Les jangadeiros ont monté une association, il y a donc foule autour des piscines naturelles, en attendant notre tour, vue sur les récifs

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Bon allez après tout il paraît que le ridicule ne tue pas!

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On est à Porto de Galinhas, il y a donc des poules un peu dans toute la ville, je ne vous explique même pas le nombre de photos qu’on a pu faire avec les différentes statues, mais ce téléphone public reste quand même mon préféré! Il fallait y penser.

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Le reste de la journée a été repos sur la plage et promenade dans la ville avant de rentrer sur Recife en fin d’aprem. Un dimanche agréable quoi.

 

 

 

 

Jaboatão de Guararapes

Rendez-vous l’après-midi, j’avais donc tout le matin de libre, j’en ai profité pour aller prendre le « métrô » de Recife! C’est plutôt un genre de RER, métro de surface qui n’a que deux lignes qui desservent les extérieurs de l’Ouest et du Sud de la ville.

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Des chevaux sur les rails, beaucoup de végétation, cette fameuse terre rouge caractéristique de la périphérie de la ville, des vaches en liberté le long des rails…

 

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Joaboatao, au final ce sont beaucoup de commerces et pas grand chose à voir, j’en ai vite fait le tour! Ici un bar assez typique du coin aux couleurs de Pitú, une cachaça [alcool de sucre de canne] locale.

 

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Je suis montée jusqu’au point le plus élevé de la ville pour avoir un point de vue panoramique, une belle église et un cimetière au nom très original de « Nostalgie » et me voilà déjà de retour à la station de métro.

 

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Un peu déçue donc, je pensais découvrir plus de choses à Jaboatao, le centre-ville ne présente pas un grand intérêt. C’est à Jaboatao que se trouve l’aéroport International de Recife – Guararapes – Gilberto Freyre mais dans la partie limitrophe avec Recife, et quelques belles plages dont Piedade qui sont moins concourrues que celles de Boa Viagem car moins protégées par les récifs et donc plus exposées aux fortes vagues et à la présence de requins…

 

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Une demie-heure plus tard j’étais à nouveau dans le centre de Recife à la Station Joana Bezerra.

 

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